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Une aide pour les francophones

Si vous lisez ceci, c’est sans doutes parce que vous avez prévu de participer à un atelier d'astronomie organisé par astroGC mais votre niveau d'anglais risque de ne pas vous permettre de comprendre toutes les explications.

Les langues parlées lors de l'atelier sont l'anglais et/ou l'espagnol. Même si parfois l'un des moniteurs maîtrise d'autres langues, il ne nous est généralement pas possible de réaliser une traduction systématique dans d'autres langues pour des raisons de temps.

Néanmoins, ce document à l’appui, vous pourrez participer activement à l'atelier que nous vous proposons.

A l'heure convenue un véhicule passera vous prendre face à votre hôtel ou résidence.

Transport jusqu'au point de vue de El Mulato. Nous y ferrons une pause pour prendre des photos d’impressionnantes falaises. Après les photos nous ferons le point. Une loi régionale en vigueur aux Canaries nous oblige à vous informer sur les risques de toute activité à réaliser, et de vous faire signer une déclaration d'acceptation de ces risques. Observer les étoiles n'est pas une activité précisément dangereuse. Néanmoins nous allons bien entendu respecter la loi. Un feuillet vous sera distribué, en anglais, vous décrivant quelques risques. Nous attirons votre attention sur le fait que le sol peut ne pas être complètement plat et vu l'obscurité, une chute au sol est possible. Nous vous invitons à ne pas vous éloigner du groupe. Vous utiliserez peut-être un escabeau de trois marches pour vous hausser à la hauteur de l’oculaire. Des moustiques peuvent vous piquer. Il peut exister d'autres risques, peu probables et imprévisibles. Le document vous indique également que nous bénéficions d'une assurance civile pour un montant de 1,5 millions d'euro et une assurance accident sans limites. Le prix de l'activité vous est indiqué (à nouveau). Et nous nous engageons à ne pas partager vos données avec un tierce. Veuillez indiquer vos nom et prénoms au verso et signer le document.

C'est en général la météo qui décide de notre prochaine destination. Quatre possibilités sont envisageables :

1.- Presa del Mulato : nous sommes relativement confiants en ce qui concerne la météo.

2.- Cruz de San Antonio : Quelque chose nous chagrine. C'est sans doutes que nous apercevons des nuages sur la montagne de Tauro ce qui n'est pas bon signe du tout même si le reste du ciel est bien dégagé. Parfois, si le vent souffle fort, nous allons voir si il souffle moins un peu plus haut. C'est rare, mais ça marche de temps en temps.

3.- Nous revenons en arrière et nous nous installons près d'un grand virage : Le vent souffle beaucoup trop fort ailleurs, ici nous sommes protégés.

4.- Autres points d'observation : nous avons de gros problèmes avec les nuages.et nous sommes en train de faire notre possible.

Arrivée au point d'observation : Le (ou les) guide(s) montera le (ou les) télescope(s). Ça prend environ 10 minutes. Mais si les nuages menacent, ça ne prend que 5 minutes.

Si vous avez froid, nous avons des anoraks disponibles, demandez-les nous. Nous pouvons également vous offrir une lotion anti-moustiques. C'est offert bien entendu.

Une brève description du télescope vous est faite. Il s'agit d'un télescope réflecteur qui utilise deux miroirs. Le miroir principal de grandes dimensions a une forme parabolique. La parabole concentre les rayons lumineux au plan focal. La distance entre le miroir parabolique et le plan focal est la distance focale du télescope. Au plus elle est grande, au plus on grossit l'image. Il est bon de grossir l'image. Mais du au mouvements d'air de notre atmosphère on ne peut pas amplifier beaucoup plus de 200 fois. A partir de 200 fois, l'image devient floue et si vous continuez à amplifier vous allez perdre complètement l'image.

Nous utiliserons un télescope dont la distance focale est de 1800 mm. C'est beaucoup. Ce n'est pas non plus extrême. Une autre caractéristique du télescope est son ouverture. L'ouverture, c'est le diamètre du miroir principal. C'est toujours la caractéristique la plus importante d'un télescope car l'ouverture ne peut être remplacée par aucun artifice. Au plus le miroir est grand, au plus le miroir collecte la lumière des astres, au plus l'image est brillante. Nous utiliserons un télescope de 16´´ (40 cm) d'ouverture. C'est énorme. C'est la raison pour laquelle le télescope que vous observez est grand. C'est la raison pour laquelle il est puissant. Une image brillante nous permet d'observer des objets tenus.

Même si la lune brille dans le ciel, nous vous inviterons à observer des objets du ciel profond avec notre télescope. C'est plus difficile si les conditions ne sont pas optimum mais si nous vous avons convoqué ce soir, c'est parce que nous estimons qu'il y a moyen d'observer du ciel profond (amas d’étoiles, galaxies, nébuleuses). Les planètes, quand à elles sont toujours plus ou moins observables si elles sont dans le ciel et si les conditions météo sont bonnes.

Au plan focal du télescope, nous adaptons un oculaire qui nous permet d'observer. Tout comme le télescope, l’oculaire a deux caractéristiques importantes : la distance focale et le champ de vision. Distance focale : cette fois au plus elle est petite au plus on grossit l'image. Nous utiliserons en gros deux distances focales qui avec ce télescope nous donne deux grossissements : 36 mm pour grossir 50 fois, 9 mm pour grossir 200 fois (on admet que l'image est floue puisqu'on est au maximum permis par l’atmosphère de la terre). L'autre caractéristique de l’oculaire est le champ de vision. C'est le plus important de l’oculaire. C'est la taille totale de l'image. Nous utilisons les meilleurs oculaires disponibles sur le marché, avec des champs de vision qui vont de 70º a 100º. C'est la raison pour laquelle, quand nous observons la lune, les gens expriment souvent un « oh » d'admiration : nous l'amplifions suffisamment pour voir les détails des cratères mais l'ensemble de la lune rentre encore dans le champ de vision.

Nous avons parlé suffisamment. Si le ciel le permet et si des objets suffisamment brillants sont visibles (lune ou planètes) nous commençons l'observation.

Dans le cas contraire, il faut attendre pour que le ciel soit suffisamment obscure et observer des objets du ciel profond. Nous continuons donc avec une présentation avec projecteur. Prenez place.

Les premières diapositives vous montrent le déroulement de l'atelier. Veuillez remarquer qu'à la fin de l'atelier nous vous offrons la possibilité de réaliser une photo de famille avec une longue exposition. Ne bougez pas après le flash car la caméra continue l'exposition. C'est souvent une belle photo souvenir de vos vacances. Le fichier nécessite quelque travaux informatiques (ajustements de couleurs, exposition etc.). Nous vous l'enverrons dés que possible (normalement en quelques jours) à l'email que vous avez utilisé dans le formulaire d'inscription. C'est gratuit.

Les diapositives suivantes vous montrent la constellations de la grande ourse, la petite ourse et l'étoile polaire. L'étoile polaire se trouve dans l'axe de rotation de la terre, raison pour laquelle elle n'a pas de mouvement apparent. Elle se trouve toujours au même endroit dans le ciel (si on est dans l’hémisphère nord). Les autres étoiles donnent l'impression de tourner autour de l’étoile polaire car en réalité c'est nous qui tournons dans l'autre sens. Si vous revenez au même endroit n'importe quand, l’étoile polaire se trouvera au même endroit dans le ciel. Qu'elle soit visible ou non, de jour comme de nuit, hivers comme été.

Si nous étions juste au pole nord, l'axe de rotation de la terre serait vertical et l’étoile polaire se trouverai donc juste au dessus de nous. Si nous étions sur l'équateur, l'étoile polaire se trouverai à l'horizon. En définitive, l'angle qu'elle fait avec l'horizon est notre latitude. Ici aux Canaries, la latitude est de seulement 28º, et l’étoile polaire est relativement basse à l'horizon comparé au nord de l'Europe. C'est d'autant mieux. Après tout, au pole nord le ciel ne fait que tourner autour zénith et c'est donc toujours le même ciel qui est observable alors qu'à l'équateur c'est, par morceaux, toute la sphère céleste qui est visible.

Les diapositives suivantes vous montrent le ciel pour ce soir. En rouge c'est le plan écliptique, c'est à dire le plan du système solaire. C'est là que nous pouvons observer des planètes. C'est aussi là que nous observons les constellations du zodiaque.

Les diapositives suivante vous montrent les objets du ciel profond que nous avons sélectionnés pour vous ce soir. Nous vous montrons où ils se trouvent dans le ciel en nous aidant des constellations. Nous vous montrons aussi comment nous pouvons les observer en utilisant nos équipements. Les objets du ciel profond ne sont jamais faciles à observer. C'est toujours utile de les avoir vus d'abord en diapositives pour les reconnaître plus facilement ensuite. Trois cas de figure vous sont fournis : excellentes conditions d'observation, conditions moyennes et très mauvaises conditions.

Une fois la présentation au projecteur terminée, nous vous montrerons les constellations que nous avons mentionnées dans le ciel. Ainsi que le plan écliptique et les planètes si il y en a.

Puis nous continuerons avec l'observation du ciel profond.

Certaines parties de l'atelier ont été volontairement omises dans ce document. Elles sont suffisamment simples et graphiques pour être comprises sans dominer la langue qui est parlée. Et puis il faut bien laisser un peu de place à l'inconnu.

Un conseil tout de même : restez bien attentif au déroulement de l'atelier. Le meilleur est pour la fin et aucune des connaissances acquises ne sera superflue pour surmonter l’épreuve.

Je vous souhaite de nuits claires,

Gauthier